C’est l’annonce du mois pour les fournisseurs de services en ligne : Google et Salesforce.com s’allient pour pour élargir leurs offres. L’annonce était attendue par les analystes depuis quelques semaines. Mais on pensait plutôt à un rapprochement capitalistique entre les deux sociétés ; c’était probalement sans compter avec l’égo de Marc Benioff ;-).
L’intérêt de cette opération est à mon sens également partagé : d’un coté, Google va atteindre le coeur du monde de l’entreprise au travers des dizaines de milliers de clients de Salesforce. De l’autre, Salesforce va pouvoir proposer un panel complet de services annexes, dans la logique d’intégration qui est la sienne.
On retrouve ainsi les principaux services de Google Apps, tel que Gmail, Talk, Docs, Calendar, sont disponibles dans les écrans de Salesforce. Un utilisateur à contacter ? Vous pouvez lui envoyer un mail par Gmail ou commencer une session de messagerie instantannée avec Talk. Une feuille de calcul à partager ? Associez un document Google Docs, et le tour est joué !
Ce qui est paradoxal, c’est que l’offre s’appelle Salesforce pour Google Apps ; alors que dans les faits, c’est Google Apps qui s’intègre à Salesforce !
Avez-vous remarqué le bloc en haut à droite de cette page, qui dit “Chat avec Emmanuel Netter” ? C’est une nouvelle fonctionnalité de Google Talk, le service de messagerie instantanée de Google.
Si vous êtes déjà utilisateur de Google Talk, il vous suffit de vous rendre sur cette page :
En recopiant le code du bas de la page sur votre site, vous obtiendrez un lien permettant de déclencher une session de discussion instantanée. Le gros avantage, c’est que votre interlocuteur n’a pas besoin d’être client de Google Talk. C’est une page Web qui va s’ouvrir pour lui afficher l’interface de conversation.
Cerise sur le gâteau, le lien fourni par Google est intelligent, et reflète votre statut dans Google Talk. Si vous n’êtes pas en ligne, il ne sera pas possible de lancer le gadget de conversation.
On attend avec impatience la version localisée de ce service !
Je cherchais pour mes développements Rails une solution simple pour sauvegarder les différentes versions de mon code. En premier lieu, j’avais fait le choix d’installer sur ma machine Ubuntu un serveur Subversion, mais elle n’est pas en ligne en permanence, or j’ai besoin de pouvoir faire ces sauvegardes à distance quand je suis sur la route.
En explorant les diverses solutions d’hébergement disponible sur Internet, je suis tombé sur l’offre de Google, Google Code. Cette solution est presque parfaite, si vous souhaitez partager votre code avec la communauté; en effet, le code stocké doit l’être sous une licence open source.
Vous disposez alors, en anglais, d’outils qui vont vous permettre de gérer votre développement :
Une page d’accueil pour expliquer votre projet
Une page de téléchargement pour publier des versions téléchargeables de votre solution
Un wiki pour fournir la documentation ou des informations sur vos développements
Une application de gestion des bugs
Une page pour récupérer le source de votre code, soit en le consultant en ligne, soit en l’extrayant au travers de Subversion.
Vous pouvez choisir d’ouvrir la mise à jour du code à toute la communauté ou à certains utilisateurs uniquement, voire même vous réserver ce privilège. La lecture du code, par contre, est possible à tous les internautes.
En utilisant les possibilités d’intégration de Subversion dans Netvibes, vous obtenez un confort de gestion des versions vraiment appréciable.
Note : j’ai eu le problème, je vous fait partager la solution : lorsque vous souhaitez restreindre les mises à jour du code à certains utilisateurs authentifiés, vous devez saisir votre nom d’utilisateur Google (jusque là pas de problème), mais pas votre mot de passe Google ! C’est le mot de passe Google Code (auto généré) qui est le bon. Vous le trouverez en navigant vers la page des préférences code.google.com/hosting/settings.
Qui n’était déjà pas mal, en associant le meilleur design industriel et une plate-forme performante et innovante, basée sur MacOS X. Qui aura vu les vidéos de présentation de l’interface “Touch” aura compris que Steve Jobs tenait là un produit à la hauteur de l’iPod.
Mais ne voici pas que l’autre innovateur de la Silicon Valley, Google, vient de lancer une initiative différente et à mon sens plus prometteuse encore que l’iPhone. En effet, Google et une cohorte d’acteurs de la téléphonie mobile (appelés Open Handset Alliance) viennent d’annoncer la mise à disposition de la plate forme Android.
Qu’est-ce qu’Android ? C’est une plate-forme destinée aux téléphones mobiles, basée sur Linux ; disponible gratuitement, elle va constituer une alternative crédible aux environnements existants comme Windows Mobile ou Symbian, à un coûts défiant toute concurrence.
Mais ce qui est le plus prometteur, c’est le kit de développement fourni par Google, et qui paraît déjà d’une maturité comparable aux outils Microsoft pour Windows Mobile.
Quel intérêt pour Google ? Parmi les applications fournies, on va trouver l’accès à Gmail, leur messagerie internet, ainsi que l’accès aux applications basées sur la cartographie. Et ces possibilités de géolocalisation seront présentes dans les APIs pour en faciliter l’accès aux développeurs.
Enfin, le meilleur pour la fin. L’Open Handset Alliance met sur la table 10 millions de dollars pour récompenser les développeurs qui bâtiront les meilleures applications sur Android. Là où Apple verrouille son code en ne facilitant pas les développements tiers sur l’Iphone, Google prend l’exact contre-pied et encourage au contraire les talents à contribuer au développement d’un éco-système autour d’Android.
Est-ce une histoire de génération ? Steve Jobs, issu d’une génération ou le logiciel propriétaire était la seule perspective, contre Serguei Brin qui a été élevé au lait du logiciel libre !