Archives du mois : mai 2008
Ayant changé de machine récemment, je cherchais une solution simple pour continuer à utiliser Ubuntu 8.04 tout en ne modifiant pas l’OS installé, à savoir Windows XP. Pas de double boot non plus, afin de préserver la config standard des machines du bureau.
Je souhaitais installer une solution légère et gratuite, ce qui éliminait tout de suite la solution VMWare, qui est vraiment trop lourde. Restait donc Virtual PC de Microsoft, que j’avais utilisé il y a quelques années, et VirtualBox, récemment acquis par Sun. Chacune de ces solution “pèse” environ 30 Mo, et est téléchargeable librement.
Le match s’est terminé plus tôt que prévu, puisqu’il m’a été impossible de lancer l’installation de Ubuntu à partir du livecd sur Virtual PC. Je dois avouer que je n’ai pas cherché bien loin pour trouver le pourquoi du comment, mais suis passé directement au plan B, VirtualBox.
L’énorme avantage de VirtualBox est son support natif de Linux tant pour les hôtes que pour les clients ; autant Virtual PC fait la fine bouche en offrant un choix “autre” pour tout ce qui n’est pas estampillé Microsoft, autant VirtualBox décline officiellement de nombreuses distributions comme client, dont Ubuntu.
L’installation, comme pour Virtual PC, est très facile, ce que j’avais déjà noté lorsque je l’avais installé sous Ubuntu. Vous pouvez régler la mémoire vive allouée, la taille du disque dur et sonn type (dynamique ou statique), la mémoire vidéo, le support des périphériques externes (CD-ROM, disquette, USB, etc…). Le réseau marche sans problème alors que mon expérience de Virtual PC avait été assez cahotique sur ce point là.
Le seul petit souci que j’ai rencontré concerne la résolution de l’écran. Au démarrage, je n’avais accès au maximum qu’à une résolution de 800×600 ; rageant pour une machine avec un bel écran en 1440×900 ! En fait, la solution est tout simple : il suffit d’installer les additions client (disponible dans le menu Périphériques de VirtualBox), pour voir monter sur le bureau un CDRom contenant un fichier script à lancer. Ouvrez un terminal, tapez sudo /media/cdrom/VB*.run et relancez votre machine virtuelle ; vous pourrez alors bénéficier du redimensionnement de l’écran client en fonction de la fenêtre hôte, ou du plein écran dans la résolution de votre poste.
30 mai 2008
Lorsqu’un maître d’ouvrage ou un maître d’oeuvre s’intéresse pour la première fois au sujet, les offres de solutions de travail collaboratif à destination des projets peuvent paraître relativement semblables dans leur contour fonctionnel. Et si on peut s’accorder à dire que les fonctions de base de ce type d’outil sont la plupart du temps présentes, c’est ailleurs qu’il faudra chercher la différence.
Les facteurs différenciants sont à trouver dans plusieurs aspects souvent mal appréhendés par les clients :
- La pérennité du prestataire
- Les références qu’il peut produire, en nombre et en pertinence par rapport à une problématique donnée
- Les fonctionnalités additionnelles au périmètre de base
- La gestion de l’administration du produit
Je vais détailler ces quatre points pour vous donner quelques clés d’analyse.
Pérennité
Lorsque vous mettez en oeuvre une solution de travail collaboratif sur un projet, vous vous engagez avec son prestataire pour la durée du projet, y compris phase de parfait achèvement. Il faut que cet engagement soit réciproque, car les conséquences en terme de défaillance sont évidemment à la hauteur du rôle fédérateur du système dans la vie du projet. Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Oeuvre peuvent voire les entreprises se retourner contre eux pour obtenir compensation de la disparition du référentiel.
Il est donc important de bien prendre connaissance de l’environnement financier et des résultats du partenaire afin de juger de sa viabilité. Un petit tour sur societe.com ne coûte pas bien cher !
Références
En général, les clients sont à la recherche d’une solution mais aussi de la capacité du prestataire à les conseiller sur les apsects opérationnels ou contractuels de la mise en place du service. Il est donc important que le fournisseur puisse attester de références dans le domaine d’intervention qui intéresse le maître d’ouvrage ou le maître d’oeuvre.
Une solution pertinente pour la construction de bâtiments tertiaires le sera peut être moins pour des systèmes de transports ou des ouvrages d’art. Il est d’ailleurs conseillé de demander des contacts pour ces références, que l’on pourra appeler pour avoir un retour terrain sur le fournisseur et sa solution.
Fonctionnalités additionnelles
Le diable est souvent dans le détail ; au delà des grilles de fonctionnalités, consciencieusement cochées par les fournisseurs, il faut arriver à comprendre ce que recouvre telle ou telle affirmation.
Prenons l’exemple des circuits de validation : vous trouverez peu de fournisseurs qui ne cochent pas cette case dans les grilles d’évaluation. Sauf que cela recouvre des réalités très différentes, du simple avertissement par courriel d’une liste d’acteur jusqu’à la gestion de processus paramétrable dans ses moindres aspects. Tout dépend du résultat obtenu, du degré d’automatisation que vous souhaitez obtenir, des tableaux de suivi résultants, etc.
Il est toujours intéressant de pouvoir assister à une démonstration de la solution, en bâtissant un scénario concret, avec des données que vous fournirez.
Administration
Là, vous êtes réellement confrontés à un choix déterminant dans le degré d’appropriation que vous souhaitez atteindre pour la solution retenue.
Premier choix, vous souhaitez une solution clé en mains : vous confiez l’administration fonctionnelle à votre prestataire, qui dédie tout ou partie d’une ressource pour votre projet. Cet accompagnement à un coût, mais vous dégage de toute obligation sur le sujet.
L’inconvénient, c’est que personne ne va porter l’outil au sein de votre organisation. On observe souvent que la désincarnation de cette fonction est souvent préjudiciable à l’appropriation de l’outil par les équipes des clients. Il faut un pouvoir mettre un visage sur la solution.
Seconde possibilité - qui n’est pas offerte par tous les fournisseurs à cause des limitations de certains outils - vous prenez à votre charge l’administration de la solution. Pour ce faire, vous formez une ou plusieurs personnes de votre équipe, qui va apprendre à paramétrer la solution (ce qui se fait en quelques jours), et qui sera épaulé pendant toute la durée du projet par le support téléphonique de votre prestataire.
Vous êtes alors seul maître à bord ; les modifications au paramétrage amenée par l’évolution du projet sont mise en oeuvre plus rapidement, discutées en interne et implémentées dans la foulée. Il est également possible d’étendre le périmètre fonctionnel de la solution au delà de ce qui avait été prévu au démarrage ; l’appétit vient en mangeant !
En conclusion
Chaque projet est différent, chaque solution à ses points forts, les besoins des uns ne sont pas forcément ceux des autres. Il est donc important de ne pas se contenter de l’analyse d’une grille de fonctionnalités pondérée par un coût, au moment de choisir le prestataire avec qui vous allez passer les prochaines années !
23 mai 2008
J’ai le sentiment que les appels d’offres concernant la gestion de patrimoine sont l’expression d’un manque de maturité du marché. En effet, les acheteurs se focalisent souvent sur les fonctionnalités attendues de la solution, alors qu’on se trouve plutôt une problématique de données.
En effet, les gestionnaires de patrimoine doivent comprendre qu’avant de fantasmer sur les tableaux de bords qu’ils vont pouvoir obtenir, il faut d’abord mettre son organisation en ordre de bataille pour acquérir et maintenir la donnée (surfaces, équipements, personnes, implantations, etc…). C’est là que se perd ou se gagne un projet de gestion patrimoniale.
J’ai vu trop de projets se perdre dans les sables pour avoir ignoré ou négligé cet aspect du problème, grisé par les démonstrations des offreurs de solutions. Or pour un euro dépensé dans le logiciel, il faudra en mettre plusieurs pour constituer une base d’informations complète, puis, encore plus difficile, la mettre à jour.
En effet, pourquoi donner à la Direction Générale de l’entreprise l’accès à un tableau de bord récapitulatif en temps réel si l’information de base n’est pas à jour ?
Avant de s’intéresser aux outils, il faut donc organiser la collecte et la mise à jour, soit en interne en dédiant des ressources à cette tâche, soit en externe en faisant appel à des sous-traitants. Cela permet également de calibrer les informations que l’entreprise sera capable de tenir à jour, et parfois réduire la voilure par rapport aux ambitions initiales du projet.
18 mai 2008